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Mar 17

La sélection de métriques pertinentes n’est pas une chose aisée pour une organisation. Elle peut s’avérer coûteuse si elle abouti à des métriques inutilisables ou encore dont l’organisation et ses membres n’auraient que faire. La méthode GQM, Goal-Question-Metric, aide à déterminer quelles métriques une organisation veut ou doit mettre en place afin de répondre à ses objectifs. Cette méthode est de plus, un moyen relativement simple de commencer la définition du Process Area CMMI de niveau 2 : Measurement and Analysis.

La méthode réside en fait dans le nom : Goal - Question - Metric.

“Goal”

Il s’agit, comme point de départ, de définir les objectifs de mesures de l’organisation. Que veut-elle mesurer, suivre, augmenter, diminuer, améliorer ? On trouvera par exemple des objectifs tels que :

  • Suivre l’avancement des projets
  • Diminuer les bugs identifiés par les clients en phase de validation
  • Réduire les décalages des projets

On trouvera très certainement aussi les objectifs business de l’organisation.

Mais les objectifs sont parfois flous ou trop “high-level” et il n’est pas possible d’en déduire directement une métrique pertinente, ou plutôt, on pourrait en trouver plusieurs dizaines et peut-être aucune d’utile pour l’organisation. Vient donc la seconde étape de la méthode pour aller un peu plus dans le détail de ces objectifs.

“Question”

Pour chaque objectif de mesure, l’organisation doit se poser des questions dont les réponses permettent de déterminer si l’objectif est atteint ou en bonne (ou mauvaise) voie de l’être.

Ceci pourrait aboutir aux questions suivantes pour les objectifs précédents :

  1. Suivre l’avancement des projets
    • Combien avons-nous consommé de budget ?
    • Combien reste-t-il à faire par rapport aux ressources disponibles et au délai imposé ?
    • Combien de jalons avons-vous passé ?
    • Quelle est la performance du projet par rapport au plan ?
  2. Diminuer les bugs identifiés par les clients en phase de validation
    • Combien de bugs résiduels avons-nous avant la mise à disposition au client ?
    • Combien de tests n’ont pas encore été exécutés ?
    • Quelle est la couverture de nos tests ?
    • Quelle proportion de revues avons-nous réalisée ?

Comme il pourrait y avoir énormément de questions à se poser par objectif, il faudra à un moment dire stop et passer à l’étape suivante.

“Metric”

Pour chaque question posée, une ou plusieurs métriques sont définies pour y répondre. Pour poursuivre les exemples, les métriques suivantes pourront être déterminées :

  • Consommation actuelle du budget
  • Nombre Points de Fonction sans test
  • Nombre de bugs non résolus à un instant t

Ce ne sont que des exemples car en fait, chaque organisation choisira les siennes selon sa maturité, sa culture et ses possibilités.

Certaines métriques pourront répondre à plusieurs questions.

Voici un petit schéma pour résumer la démarche :

GQM

Pour les séances de travail, libre à chacun d’appliquer les techniques qui lui conviennent le mieux : brainstorming, des post-its sur les murs, des interviews individuels… Personnellement, j’aime bien le mind mapping et voici ce que cela pourrait donner :

MindMap pour GQM

(Map générée avec www.mindomo.com)

Une fois cela fait, on est bien paré pour poursuivre la suite de Measurement and Analysis du CMMI… définition des formules, des données, d’une procédure de collecte et de stockage (qui ? quand ? où ? comment ?) et d’une procédure d’analyse.

L’avantage que je vois à cette méthode est qu’elle couvre certaines pratiques CMMI, nous venons de le voir, mais surtout qu’elle permet la définition de métriques qui répondent aux objectifs de l’organisation et qui vont accroitre directement la visibilité sur l’atteinte de l’objectif. Ainsi on évite les dérives fréquentes qui consistent à sortir beaucoup d’indicateurs dont certains sont coûteux en collecte ou en conception mais qui ne répondent à aucune question ou pas aux questions prioritaires.

Lors de l’utilisation de la méthode en groupe de travail, il conviendra de cadrer les réunions de travail en fixant des limites de temps et mais aussi de résultats. Il est facile de déterminer des dizaines d’objectifs de mesures, des dizaines de questions associées et des dizaines de métriques qui répondent à ces questions… on a vite fait alors de se retrouver submerger par les métriques et ce n’est pas le but ! Il faudra alors choisir parmi les métriques candidates, les plus pertinentes, les plus prioritaires à mettre en place…

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Written by Arnaud
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